
Petit week end à PATRAS
En Grèce, on peut dire que Carnaval est très fêté. Dans beaucoup de villes des soirées diverses sont organisées. Notre première expérience du carnaval grec à commencer à Thessalonique le 8 février. Sur la grande place principale de Saloniki, une grande estrade était monté avec pendant une grande partie de la nuit concert de musiques diverses et surtout des grosses batailles de mousses auxquelles ils étaient difficiles d’échapper. La fin de la soirée étant repris par les nombreux bars de la ville. Mais bon, bof l’ambiance, un peu déçus par les grecs qui d’habitudes ne se font pas prier pour faire la fête. Mais je pense, que la fête n’était pas assez m’as tu vu ( bref, considérations personnelles…).
Par contre, on nous avait dit que le carnaval de Patras était le plus gros et aussi un des plus beaux (avec celui de Xanthis). Il dure un mois. Un mois pendant lequel la ville est décorée et vit aux rythmes des différentes manifestations, presque chaque soir. Nous, on a décidé de s’y rendre juste pour le week-end de fin, le plus charge en festivités, à savoir le 17 et 18 février. On avait donc prévu de partir le 16 tôt le matin et d’arriver là bas vers 4-5h afin de pouvoir se chercher un hôtel parce qu ‘à cette période sans avoir réservé, c’est pas gagné.
Voilà pour ce qui était prévu.
En fait, le 14, Richard n’avait plus de boulot pour la fin de la semaine, et moi perso, je ne savais plus très bien si j’étais en période de grèves ou de vacances (j’ai du mal à faire la différence), donc quelques heures d’ennui en perspective. Et donc là, on a décidé de se la faire autrement. On part cette nuit. On mange tôt, on se couche tôt, on se lève tôt (3h du mat quand même) et on part tôt. Direction Athènes. Depuis qu’on est là, on a toujours pas mis les pieds dans la célèbre capitale. Après une journée dans le Péloponnèse avant de rejoindre Patras.
On a du arriver vers 9h à Athènes et puis on s’est perdu dans les bouchons, donc on a perdu pas mal de temps. Riton a pris je ne sais quelle colline avec un espèce d’observatoire pour l’ Acropole. Et perdu de chez perdu qu’on était on s’est retrouvé par hasard et comme des cons devant le Parthénon. Bon, ben maintenant qu ‘on est là, on va aller voir. C’est bien , c’est beau à dit Riton. Non, c’est assez sympa, c’est à faire ; quoique un peu léger au musée, toujours dit Riton. Non mais en fait, c’est pas facile à décrire. Le plus beau tas de cailloux que j’ai vu en Grèce. Belle vue sur Athènes. Le plus rigolo, c’est que quand on y était, ils avaient mis deux trois grues et ils remettaient des morceaux de colonnes à leur place. C’est rigolo de voir tout le matos qui étaient installés pour remettre quelque chose en état d’une époque où il n’y avait pas l’électricité (bon, certes, il y avait moins « d’ouvriers ».).
Après cette visite on redescend pour chercher un hôtel dans Athènes où décidément, il est très dur de circuler (surtout en temps de grève, où certaines rues sont bloquées). Donc on se reperd, et on reperd une heure et cette fois c’est devant le palais présidentiel où on est tombé et le stade olympique. On trouve enfin un hôtel et on passe le reste de l’aprem à se promener dans la Plaka (vieux quartier d’Athènes) et autres ruelles. On va également au Parlement voir la relève de la garde, au lieu de ça, on tombe sur une manif pas d’étudiants (ils sont arrivés après) mais on sait pas trop quoi. Au lieu de la relève, on a eu droit à l’exhibition qu’ils donnent tous les jours à 17h30. Ca doit être chiant d’être gradients du Parlement.
On a franchement préféré Athènes à Thessalonique pour la vie de tous les jours (à part la circulation et le fait que quand même, c’est trop grand).
Le lendemain, direction Nafplio. Petite ville très chouette pas loin de Mycènes. Sur la route, j’ai refusé pendant un moment à mon rôle de copilote. J’étais incapable de retrouver où nous étions sur la carte. Le pire a été quand au bout d’une dizaine de kilomètres que l’on roulait sur une petite départementale à 1voie dans chaque sens, on est tombé sur un panneau fin d’autoroute. A mon avis, ils ont mis le panneau un peu trop tôt. On est finalement arrivé, c’est chouette. On s’est aussi tapé une forteresse de 903 marches (Riton a compté). En montant, on a croisé un groupe de lycéens français en voyage de classe. Les filles commençaient un peu à se foutre de notre gueule, pas méchamment mais elles pensaient pas qu’elles croiseraient d’autres français là haut. J’ai attendu un peu en silence avant de poser une question innocente à Riton.
Vers 4h,on est parti pour se rapprocher de Patras, pour ne pas arriver trop tard le lendemain. Là, on a voulu innover sur la route : deux choix ou l’autoroute qui fait faire un gros détour ou les très petites routes qui font voir certes des jolis paysages, beaucoup de cols à 2000m et un peu de neige ( surtout qu’à 4h de l’aprem, on en a plus profité beaucoup des paysages). Evidemment, on a choisi les petites routes (ne pas se fier à la carte Michelin dans cette zone qui indique une quinzaine de virages dans ce coin là). On est redescendu de nos montagnes vers 9h30 à une cinquante de km de Patras. On s’est mis en quête d’une chambre d’hôtels mais le coin est assez chic et c’est pas évident. Finalement, on a carrément loué un petit studio privé que la propriétaire nous a bradé étant donné l’heure tardive.
Lendemain départ pour Patras. C’est une ville assez sympa. La première étape après avoir récupéré un programme est de chercher une chambre d’hôtel. Mais tout le monde nous dit que là c’est impossible. Alors on appelle l’auberge de jeunesse à tout hasard qui nous dit qu ‘il reste juste deux lits et que si on vient tout de suite, ils nous les gardent. L’auberge de jeunesse fait à moitié auberge de jeunesse et à moitié repaire pour immigrés de passage. Et c’est ainsi que la propriétaire nous propose deux lits dans une chambre avec deux roumains qui sont là depuis quelques temps mais très gentils, d’ailleurs ils nettoient la chambre pour nous. Alors tant pis, ce soir, on dormira dans la xantia, de toute façon, on était préparé et équipé.
Pour Carnaval, la ville est toute décorée avec des habillages au lampadaires pleins de statues en plâtre dans les rues, des lumières et surtout de la musique. Beaucoup de musiques partout et très forte. Le soir, il y a une première parade. Ca commence avec une dizaines de chars magnifiques avec des lumières et puis des groupes de personnes commencent à défiler. Au bout d’une heure, on commence à se poser des questions, mais ça dure combien de temps ? Au bout de 2 heures, on commence presque à trouver le temps long, et en plus Patras ou pas Patras, il commence à faire froid. A chaque fois que l’on pense que c’est fini, un nouveau groupe débarque. Au total, plus de 3 heures de défilé. Et encore, le lendemain, sur le programme, il est écrit Grand parade. Le soir, il y a une ambiance de fou dans la ville. Tous les bars débordent et ont la musique à fond. La plupart des gens sont déguisés. Quand on retourne à la voiture (qu’on a eu le malheur de laisser en centre ville, c’est pour ça qu’il y avait de la place), on retrouve une fille assise avec sa copine sur le capot en train de dégueler, heureusement sur le scoot d’à côté (c’est dur la Grèce pour Titine).
On s’éloigne un peu de la ville pour dormir tranquille (à défaut d’avoir un lit, au moins on choisit où on dort). Et le lendemain matin rebelote.
La grande parade commence à 2h mais à 12h30, les meilleures emplacements commencent à être pris. Alors on fait pareil, on s’installe gentiment avec nos sandwichs. La grande parade dure 4h. Ce sont essentiellement des jeunes qui défilent, autour des 20/25ans, pas mal en couple ou avec de jeunes enfants, et ils font la fête en défilant, et ils arrêtent pas de courir, de danser. On se demande si il n’y a pas plus de gens dans le défilé que de gens qui regardent.
Le soir, on retrouve d’autres erasmus mais on rentre pour Thesslonique le soir même, juste après le spectacle et le feu d’artifice.
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